« J’assume ». Et si tu allais plutôt te faire enculer ?

Moi mon truc dans la vie je vais vous dire c’est quoi, hé ben c’est de voir des gros enculés patauger dans leur propre cloaque. « Gerbert, petit lécheur de boules, tu vas nous parler de François de Rugy à tous les coups », vous allez vous exclamer. Vous avez raison, bitches, vous avez foutrement raison.
Alors bon on va pas faire le résumé de l’histoire, y a pas marqué Google Actualités sur mon front fuyant, mais bon là pour le moment il est bien embêté quand même.
Après faut pas se mentir, les enculés comme ça hé ben en fait ils ont une sorte de protection, c’est à dire que ce genre d’affaires qui normalement coulent à peu près n’importe quel citoyen lambda, hé ben en fait sur eux, ça glisse, vous savez, un peu comme l’eau sur les plumes des cygnes, hop, la matière spéciale et l’agencement du bordel font que l’eau ne pénètre pas et ils peuvent faire les malins sur le lac, les petits fils de pute, à nous narguer là tandis que dès qu’il y a 1.5 mm de pluie on se met à chouiner alors que, comme disait ma grand mère, « Gerbert espèce de sac à foutre t’es pas en sucre, alors arrête de chialer et retourne me chercher un seau de charbon quand pépé aura fini de t’enculer ».
Hé ben les mecs comme François ils ont la même chose, des espèces de plumes de fils de pute qui font que hop, pendant deux semaines ils en chient un peu et ils sont très en colère sur BFM TV, et puis après les gens qui sont vraiment cons comme des marrons trempés dans de la pisse de Jean-Michel Aphatie bah ils oublient et il suffit de leur dire »Attention y a Marine » pour qu’ils aillent poser leur petit bulletin de moutons dégénérés dans l’urne et puis si on leur ordonnait de faire une pipe au miel de montagne à Bruno Le Maire bah ils le feraient, et en plus ils iraient d’abord acheter le miel avec leurs propres sous au Franprix du coin, c’est pour dire à quel point ils méritent ce qu’il leur arrive.

 

Et alors surtout les macronistes depuis quelques temps, quand il leur arrive une petite merdouille, ils ont un mot magique qu’ils déballent de leur petit chapeau de magicien, ils se croient dans Le plus grand cabaret du monde, c’est « J’assume ».
« Gna gna des repas privés avec du homard à 500 balles avec de l’argent public, gna gna gna l’aménagement du logement de fonction pour 70 000 euros dont 17 000 balles pour un dressing (putain c’est devenu hyper cher à Ikea, bon c’est vrai qu’ils montent pas mal en gamme depuis quelques années, qu’est-ce que vous voulez qu’il y fasse François ?), etc., etc. », et bah le mec il répond « J’assume ».
Alors en fait il va falloir faire une petite mise au point sémantique, parce que j’ai l’impression qu’il y a une petite confusion. En effet, j’ai le sentiment que François il prend ça pour un synonyme de « Je vous emmerde », alors que normalement c’est pas ça du tout. Par exemple, le dictionnaire du Crisco, que je recommande à tous parce qu’il est hyper bien fait et surtout il fait aussi dictionnaire de synonymes et ça pourrait particulièrement vous servir parce que je remarque que, globalement, vous n’avez pas un vocabulaire hyper élaboré, honnêtement ça vous ferait pas de mal de vous cultiver un peu, enfin bref, chez Crisco systèmes ils disent que ça signifie « Prendre sur soi, à son compte, avec toutes les implications de ce qu’on assume ». On notera la présence du terme « implications ». Donc c’est pas neutre.
Quand on assume une erreur, une faute, c’est pas la foire à la saucisse comme on dit à l’Académie française, il y a des conséquences, sinon ce serait trop facile.

Par exemple, si je prends mon cas particulier, bon ben cet été je bosse, hé ouais ça vous la coupe mais c’est comme ça [« Ah tiens tu vas rembourser tes dettes » vous allez me dire, et mois je vais vous répondre « Non pas du tout, ça m’a surtout servi à me payer un bon pc pas dégueu à 900 euros avec notamment un putain de disque dur SSD M.2 de 500 go et un processeur AMD Ryzen 2600X hexacore, c’est de la grosse bombe, écrire des chroniques ça exige une grosse puissance, voilà, et je devrais même le foutre en frais professionnels mais bon c’est une autre histoire et vos petites leçons de morale vous pouvez vous les foutre au cul, fin de la parenthèse, ou plus exactement fin des crochets, j’avais envie de changer un peu on n’en fait pas assez des crochets je trouve, c’est comme les points virgule ça tombe en désuétude et c’est bien dommage, après ce serait pas mal de pas trop dévier de notre propos initial sinon jamais on s’en sortira, merci d’avance].
Donc, je disais, avant de me faire interrompre par moi-même et l’un des 42 avatars qui trainent dans les recoins obscurs de mon cerveau malade, que cet été je bosse.
Plus précisément, je suis billettiste-accompagnateur sur un site touristique près d’Aurillac. À ce titre je dois notamment gérer la caisse, j’ai donc signé un putain de papier spécifiant que je suis officiellement « régisseur mandataire », ce qui m’autorise à manipuler de l’argent public, puisque je travaille pour un EPIC. Un grand pouvoir impliquant de grandes responsabilités, bon bah c’est le trésor public qui récupère les enveloppes dans lesquelles, chaque jour, on fout les recettes journalières et qui contrôle que ça correspond bien aux entrées sur les carnets à souche. Et bien sûr, en fin de saison, ils vérifient qu’il y a les 300 euros de fond de caisse placés en début de saison.
Et donc si le 29 septembre ils constatent qu’il manque 80 balles, ils vont m’appeler en me disant « Gerbert espèce de barrique à foutre vous vous foutez de notre gueule il manque 80 balles vous pouvez nous expliquer qu’est-ce qui se passe ? »

Du coup je me dis « Rien à branler je vais me foutre en mode François de Rugy et je vais y aller cash ».

« Hé ben les gars, soyons clairs, j’assume. En fait c’est simple, j’ai acheté un kit pour réaliser un moulage en caoutchouc de ma bite. J’ai pris aussi un gros tube de lubrifiant pour bien me le foutre dans le cul, d’autant plus que j’ai un sexe de dimensions assez conséquentes donc faut pas lésiner sur la vaseline. Cette idée est née d’un constat assez simple, c’est que, quitte à se faire enculer, autant que ce soit par sa propre bite ». Là vous croyez que le type au téléphone il va me dire « Ah j’avoue c’est une bonne idée. Dites-moi, c’est sur quel site que vous avez trouvé ça, ça m’intéresse pas mal. En tout cas écoutez, si vous assumez, moi je ne trouve rien à y redire ; je vous souhaite en tout cas une bonne journée, en espérant vous retrouver l’année prochaine en tant que mandataire-régisseur ». Hein, vous y croyez vraiment, tas de cons ?


Non, il va plutôt me répondre « Hé ben ça tombe bien que vous ayez du lubrifiant parce que mes potes et moi du Trésor Public on va bien vous défoncer, ça va être la fiesta dans ton petit cul de détourneur de fonds publics, et je peux te dire en plus que le juge du tribunal correctionnel à Aurillac est monté comme un âne donc tu peux déjà commencer à t’élargir le trou de balle sinon ça va piquer ». Ouais c’est comme ça que ça se passe pour nous, les prolos, les sans-grades, les sans-dents.

C’est un peu comme si imaginons que Hitler en fait il est pas mort dans son bunker. Au moment ultime, quand les Alliés commencent à pénétrer dans le petit tunnel étroit et sombre qui sent mauvais, éclatant d’un rire sardonique, il croque sa petite capsule de cyanure, tranquillou le Adolf il se dit qu’il va rejoindre Napoléon et Louis XIV au paradis des bouchers, mais tout à coup son rire se fige, un rictus affreux se dessine sur son visage, tordant sa moustache, parce qu’il se rend compte qu’en fait, c’est pas une capsule de cyanure mais un bonbon à la pomme, putain, cette salope d’Eva Braun a tout pris pour elle et ses enfants et lui a refilé un putain de bonbon acidulé à la pomme, putain de bordel de merde, « Scheisse » il s’écrit, « Mierda de puta, el camino de los hernanos de la madre putana » il continue (il faut savoir qu’Hitler, comme beaucoup de nazis, avait fait espagnol seconde langue et du coup quand il s’énervait bah il criait en espagnol, ce qui était assez judicieux dans la mesure où c’est une langue vraiment affreuse qui sied parfaitement aux borborygmes nazis), et donc les alliés ils entrent, et avec eux y a Colombo avec son imper qui le fout en état d’arrestation, en disant « Ma femme me disait toujours, c’est pas bien d’être raciste, c’est mal ; on ne doit pas faire de discrimination raciale, c’est mal. Juger les gens sur leur religion c’est mal, sur la couleur de leur peau, leur origine sociale ou leur nationalité c’est mal ».
Alors bon ils embarquent Hitler, bla bla procès de l’année, bla bla forcément Dupont-Moretti, flairant toujours les bons coups, en bon charognard, se charge de l’affaire.

Et donc le jour J, devant les juges qui lui reprochent une seconde guerre mondiale, 70 millions de morts dont 6 millions en camp  de concentration, ce qui n’est pas banal, le type il sort « Ah mais j’assume ». Stupeur dans la salle, tout le monde se regarde, les journalistes se précipitent dans la salle des téléphones pour dicter leur papier aux rédactions du monde entier, c’est vraiment l’effervescence, c’est fou ce qui se passe, on sent qu’on est à un tournant dans le procès alors que ça a commencé y a 10 minutes à peine, c’est complètement dingue, de mémoire de chroniqueur judiciaire on n’a jamais vu ça.
« Vous assumez ? » demande; désarçonné, le premier juge.
« Tout à fait, déclare Adolf, tout ragaillardi. J’assume totalement ».
« Hmmm », fait le second magistrat, consultant fiévreusement son code pénal.
Dupont Moretti prend la parole : « Mon client assume totalement. Et puis il faut dire que tuer des juifs, tout le monde le faisait. C’était un sport international ». [L’argument de « Tout le monde le fait » est également assez imparable, Dupont-Moretti refera le coup quelques années plus tard lors du procès Balkany, avec un succès tout de même assez mitigé].
« J’avoue », fait la troisième juge.
« Vos gueules les fils de pute ! », lance le premier juge, excédé par le brouhaha continuel.
Donc bon les juges se retirent gravement, solennels dans leur robe à la con et leur perruque de merde, et puis 5 minutes plus tard ils reviennent, dignes, marmoréens comme l’antique justice avec sa balance, et puis ils prononcent leur jugement.
« Monsieur Adolf Hitler, né le 20 avril 1889 à Braumau an Inn, en Autriche, déclarant assumer totalement ses actes, est déclaré non coupable. Par conséquent nous ordonnons sa libération immédiate ».
Suite à ces événements Adolf Hitler dirigera entre autres la Fondation Adolf Hitler pour l’Amitié Entre les Peuples, et se lancera aussi dans la fabrication de savons à prix minis, ayant opportunément récupéré un énorme stock de cendres dont certains disent qu’il provenait de Pologne mais Adolf Hitler a porté plainte pour diffamation et il a gagné donc fermez bien vos gueules.

Du coup c’est vrai que, quand on voit comment monsieur Hitler s’en est sorti en assumant, on voit pas pourquoi François il se ferait chier en fait. Après s’il décidait de prendre une capsule de cyanure je serais pas contre non plus, j’ai du savon à faire.

 

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