La chasse aux bobos

Bon alors vous me connaissez les amis, moi j’suis pas né dans les beaux quartiers de la capitale. J’suis même pas né du tout dans la capitale, nan, et je dirais même plus : j’suis pas un connard de citadin bobo de mes couilles. Moi mon enfance je l’ai passée dans le Cantal, à mille mètres d’altitude, au fin fond d’un hameau qui comptait quatre habitants, et pour m’en sortir j’ai dû échapper aux loups et aux pervers polymorphes consanguins, avec leur sexe turgescent, rougeoyant dans la nuit, qu’ils tentaient d’enfourner dans nos petits trous de balle, si soyeux et si délicats – plus pour longtemps, hélas -, j’ai dû survivre aux nuits passées dans une grange par moins quinze degrés Celsius tandis que pendant des jours la neige s’amoncelait, tourbillonnante et cruelle, et le paysage n’était plus qu’un linceul blanc, parcouru d’ombres vengeresses, les loups eux-mêmes préférant se faire seppuku plutôt que de les affronter, et si le Cantal n’est pas devenu mon tombeau c’est que j’ai appris à me battre, c’est que j’ai affronté la nature, cette salope, inconstante et cruelle comme une femme, je l’ai domptée, c’est que, à cinq ans, j’avais étranglé mon premier sanglier à mains nues, c’est que j’avais appris à têter les yeux de l’un de mes quatorze frères pour trouver un peu d’eau lorsque, l’été, les quarante-quatre degrés à l’ombre de cet enculé de soleil faisaient passer Mad Max pour un été un peu frisquet sur la mer du nord.
Pour résumer, et vous savez qu’il n’est pas dans mon habitude d’exagérer, mon enfance, c’est Dickens + Zola + Mad Max + Victor de l’Aveyron. En tout cas, moi la nature je l’ai vécue au plus près, et ma chair en porte encore les stigmates. Par conséquent, autant vous dire que ça me fait bien rigoler quand ces pd de bobos ouvrent leur gueule pour donner leur avis.
Exemple, la chasse. Il est de bon ton, dans les milieux germanopratins d’enculés de mes deux, de critiquer la chasse, de stigmatiser les chasseurs. Alors là pour jacasser, y a du monde. Et gna gna gna, la chasse c’est dangereux, et gna gna gna, de se gargariser quand un chasseur meurt dans l’exercice de ses fonctions, et gna gna gna on s’émeut devant le sort pathétique des mignonnes petites bêtes de la forêt, et gna gna gna ça pleure devant Bambi… faut pas se mentir, le lobby anti-chasse est très présent en France. À part le lobby des juifs, des pédales et des francs-maçons, honnêtement y a pas plus puissant que le lobby des écolos anti-chasse (qui sont souvent, d’ailleurs, les mêmes personnes haineuses qui veulent restreindre la liberté immémorielle des automobilistes, mais j’y reviendrai plus tard, si tant est que ces fils de chiennes finis à la pisse de Nicolas Hulot n’aient pas réussi à me faire taire). MOo qui ai vécu la nature, je vais vous dire une chose : sans les chasseurs, qui sont, il faut le rappeler, les premiers écologistes de France, hé ben ce serait le gros bordel. Si on laisse la nature en autonomie, hé ben ça va être la zone, et moi je rigolerai bien quand les loups seront entrés de nouveau dans Paris pour bouffer les enfants de bobos qui jouent à leur petit football de bobos aux Arènes de Lutèce et quand des hordes de sangliers sodomiseront les touristes sur le parvis de Notre-Dame.
L’exemple le plus frappant de l’aveuglement de la chienlit fasciste verte, c’est un article de ces baltringues de Libération sur l’extension de la chasse à l’oie. Alors bien sûr tous les connauds sont déjà sur le pont de leur bateau nommé « connerie », et gna gna lobby des chasseurs, et gna gna tuer les oies c’est un scandale, et gna gna gna trop mignon les oies… mais bordel de merde vous n’avez aucune idée de ce que sont vraiment capables ces bestiaux ! Moi qui vient d’un pays soumis constamment aux agressions de ces putains d’oiseaux, je peux vous dire que par chez nous, la seule évocation du mot « oie » nous remplit de terreur. Et je peux vous assurer que nous les cantaliens on n’est pas des trouillards. Pour être honnête y a deux choses qui font peur à un cantalien : son reflet dans le miroir – ça c’est dû surtout à la consanguinité, et aussi un peu à l’alcool, faut être réaliste -, et les oies. Pour étayer mon propos avec des chiffres, sachez, par exemple, que le taux de mortalité triple en janvier dans le Cantal ; or, c’est le mois qui voit le retour des oies sur nos territoires.
Pendant trois semaines, c’est un carnage : les oies, descendues du ciel, se livrent à des exactions qui font passer un séjour dans les geôles de Bachar al-Assad pour une nuit en cellule de dégrisement : les enfants sont enlevés sur le chemin de la ferme ou de l’usine, exécutés ensuite pour satisfaire des rituels sataniques sanglants, les femmes se font dévorer les nichons sur les places des villages et, ignominie suprême, les prêtres sont sodomisés dans leur propre sacristie, obligés de pratiquer des actes contre-nature et de renier leur Dieu – hé oui, les bobos bien-pensants ne veulent peut-être pas qu’on dise la vérité, mais moi je la dis, qu’importent les conséquences, et je peux vous dire que le fanatisme religieux des oies n’a d’égal que la grosseur de leur bite, avec laquelle elles bifflent volontiers les enfants à la sortie du catéchisme, provoquant de nombreuses morts par rupture des cervicales. Je n’ai pas envie de choquer les belles gens, donc je ne donne qu’un PETIT aperçu grand public des exactions auxquelles ces salopes se livrent, le plus souvent en allemand – ELLE VIOLENTENT EN ALLEMAND, oui, ELLES VIOLENTENT EN ALLEMAND, et le pire c’est quand elles chaussent leurs grandes bottes et leur costume de cuir et qu’elles paradent dans nos rues, riant de notre terreur, caquetant en dialecte boche, langue universelle de l’oppression, et le bruit de leurs criaillements n’est couvert que par les cris de terreur et de douleur de ceux dont l’honneur et les profondeurs intimes sont souillés sur la place publique, au vu de tous, pénétrés par tous les trous, la bouche pleine de fiente et de plumes, le cul dégoulinant de ce liquide opalescent et collant que l’on nomme foutre, ravalant notre fierté et la bile qui remonte de nos ventres flétris, bifflés, gang-bangués, bukkakéisés, first-time anal-painisés ; beaucoup ne peuvent même plus pleurer, car ils ont préféré se crever les yeux plutôt que de voir à nouveau ces ignominies blasphématoires, d’assister, encore une fois, à ce que l’on nomme, par chez nous, le Mois de la Profanation.
Il y a, d’ailleurs, un dicton qui résume tout, par chez nous, et il dit :
Naissance à l’oie [en janvier], vite au trépas, parce qu’en général, un bébé ne survit pas à un gang bang anal qui ferait passer les dernières minutes de Khadafi pour un innocent massage de la prostate.

Tout ça pour dire qu’on commence à en avoir plein les bottes, et que les petites leçons des bobos bien-pensants complètement déconnectés de la réalité, AVEUGLES AU VRAI, ça va hein. Entre les loups, les oies, les sangliers, et aussi les écureuils – je vous parlerai, un autre jour, des écureuils -, on n’en peut, on n’en peut plus. Et je ne parle même pas de l’augmentation du prix de l’essence.
Alors, s’il vous plait, les parisiens, un peu de décence, ouvrez les yeux, et par pitié arrêtez de nous donner des leçons. Merci.

 

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