L’insurrection qui vient

Chez Blogorrhée on n’aime pas trop quand une société de recouvrement de créances nous fout en procédure judiciaire. Du coup, bien que d’ordinaire très calmes à la rédaction, bon bah on s’énerve et on répond quoi.

« Je vais vous répéter pour la troisième fois, parce que j’ai l’impression que, demeurés comme vous êtes, vous ne comprenez pas ce que je tente de vous signifier, je vous répète donc que je ne dois pas cette somme et que je suis moi-même en procédure CONTRE ENI. Donc vous pouvez lancer une procédure je m’en désintéresse complètement ; je n’ai pas à payer et je ne paierai jamais, dussé-je téter le sexe du diable en enfer.

Ce que je vais faire en attendant que cette histoire soit réglée, c’est que je vais commencer par vous couper la tête et vous chier dans le cou. Ensuite, je recoudrai très soigneusement avec du fil très solide, et je vous renverrai chez vous, titubant et brinquebalant. Ensuite vous vous assiérez à la table de la cuisine. L’ambiance sera pesante. Tout à coup votre enfant s’exclamera, en fronçant les sourcils « Maman [ou papa, cela dépend], papa il sent le caca ». De la cuisine la réponse fusera : « Mais mon chéri, tu sais bien que papa [ou maman] il dit toujours de la merde ».

« Mais maman, continuera l’enfant d’un ton plaintif et véhément tout à la fois, ça sent vraiment le caca ! »

Alors maman [ou papa] sortira de la cuisine. Le plat, contenant probablement du rôti de veau – c’est généralement ce que mangent les fils de pute en rentrant du travail, je crois -, lui échappera des mains, se brisant en mille morceaux sur le carrelage, lorsqu’elle [ou il] verra le terrible spectacle se déroulant dans le salon : une espèce de créature affreuse, suturée, transformée en fosse d’aisance, d’où jaillira, par résurgence, une affreuse merde molle, sortant par les yeux, les oreilles, remplissant la bouche, sourdant des sutures, au niveau du cou, et pour tout langage, un borborygme infâme, indéchiffrable. Alors, hurlant de terreur, elle prendra l’enfant par la main, et s’enfuira en vous laissant agoniser dans votre merde, au milieu de laquelle vous expirerez au bout de dix jours, sans que personne ne s’en aperçoive puisque personne n’aime les gens comme vous, et que par conséquent les amis se font rares.
Ce sera une bien triste fin, pour vous, mais elle sera méritée, et à l’image de votre existence, puisque indéniablement vous exercez une activité de merde, déshonorante, qui ne vous apporte socialement que l’opprobre et la honte – un peu comme les bourreaux, dans le temps jadis, vous voyez ? J’aurais presque envie de vous plaindre si je ne me refusais absolument – j’en fais un point d’honneur – à porter ma pitié sur les voleurs et les fils de pute.
Vous voudrez bien excuser le style de ce courrier, parfois un peu heurté, ainsi que les éventuelles répétitions, mais j’écris vite sans me relire parce que je n’ai pas envie non plus de passer trop de temps avec des personnes de votre acabit.
J’espère en tout cas que la mort vous saisira dans un temps très proche et qu’elle aura le bon goût de faire durer votre agonie.

Au plaisir,

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